Journées de la Facturation Électronique 2026 : ce que les entreprises doivent retenir
#Réforme de la Facturation ElectroniqueLe 5 et 6 mai dernier se tenait à Paris la 5e édition des Journées de la Facturation Electronique (JFE), événement de référence organisé par l’association Le Forum National de la Facture Électronique et des Marchés Publics Électroniques (FNFE-MPE) réunissant l’ensemble des acteurs de la réforme : plateformes agréées, éditeurs de logiciels, experts-comptables, fédérations professionnelles, et représentants de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) et de l’Infrastructure de la Facturation Électronique (IFE). Parthena Consultant y était présent. Voici les points essentiels à retenir pour les PME et ETI.
Pas de report : c'est confirmé et définitif
C’est le message le plus attendu, et il est sans ambiguïté : il n’y aura pas de nouveau report des échéances. Le 1er septembre 2026 reste la date à laquelle toutes les entreprises françaises devront être en capacité de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Pour les grandes entreprises et les ETI, l’obligation d’émission s’applique à la même date. Les PME et TPE disposeront d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er septembre 2027 pour l’émission.
La DGFIP est claire sur sa position : repousser une nouvelle fois l’échéance ne ferait que prolonger l’incertitude sans résoudre les difficultés de fond. L’objectif est d’enclencher la dynamique, puis d’accompagner les entreprises qui rencontreraient des difficultés ponctuelles.
Une approche pragmatique : des tolérances, pas des sanctions automatiques
Si les échéances sont maintenues, l’administration adopte une posture réaliste. Il y aura des entreprises en retard, c’est inévitable sur une réforme de cette ampleur concernant plusieurs millions d’acteurs économiques. La DGFIP ne prévoit pas de sanctions automatiques au 1er septembre 2026 pour les entreprises de bonne foi engagées dans une démarche de mise en conformité.
Le message de fond reste cependant ferme : il vaut mieux commencer par les périmètres les plus simples, la réception des factures en premier lieu, et progresser de façon méthodique, plutôt qu’attendre une hypothétique tolérance générale qui ne viendra pas.
La priorité immédiate : choisir sa plateforme agréée
C’est le chantier numéro un identifié par l’administration. Toute entreprise doit désigner sa Plateforme Agréée (PA) et enregistrer une adresse active dans l’annuaire national avant le 1er septembre 2026. Sans cette étape, il est impossible de recevoir des factures électroniques de façon conforme.
En avril dernier, la DGFIP a envoyé un courrier massif aux entreprises présentes dans l’annuaire mais n’ayant pas encore désigné de plateforme. Une nouvelle communication est prévue en juin. Si votre entreprise n’a pas encore effectué cette démarche, il est urgent d’agir.
Le pilote est ouvert : testez maintenant
Depuis fin février, le pilote est officiellement en production. Plus d’un million d’entreprises ont déjà enregistré leur adresse dans l’annuaire, et les premières factures électroniques s’échangent entre plateformes. Les retours sont positifs : les flux sont de bonne qualité, les cycles de vie fonctionnent, et le système tient la charge.
Le conseil de la DGFIP et de l’IFE est unanime : entrez dans le pilote maintenant. Ne pas l’avoir testé avant septembre, c’est prendre le risque de découvrir des ajustements nécessaires dans votre système d’information au mauvais moment. Les entreprises qui ont essuyé les plâtres témoignent que des adaptations techniques sont presque toujours nécessaires, même lorsqu’on pensait être prêt.
Les clients Sage déjà inscrits peuvent démarrer dès maintenant
Sage a d’ailleurs franchi une étape supplémentaire : les clients ayant déjà déclaré la Plateforme Agréée Sage peuvent rejoindre le programme pilote DGFIP et commencer à utiliser la facturation électronique avant l’entrée en vigueur officielle du 1er septembre 2026. Tester en conditions réelles, anticiper les impacts sur vos processus internes, préparer vos équipes en toute sérénité : c’est exactement ce que permet le pilote, à votre rythme et sans remettre en cause votre organisation actuelle.
À horizon 2030 : la déclaration de TVA préremplie
Plus loin dans la feuille de route, la réforme ouvre la voie au préremplissage automatique de la déclaration de TVA à partir des données de facturation électronique. La cible est fixée aux alentours de 2030, en cohérence avec le calendrier européen VAT in the Digital Age (ViDA). La DGFIP a fait la comparaison avec la DSN et la déclaration de revenus préremplie, deux dispositifs qui ont nécessité quatre à cinq ans de montée en charge avant d’être pleinement opérationnels. L’ambition est d’aller plus vite, mais sans précipitation qui nuirait à la qualité des données.
En attendant, les entreprises continuent de déposer leur déclaration de TVA de façon classique. Les données de facturation seront croisées progressivement à partir de 2028, sans que cela ne remplace les obligations déclaratives actuelles dans l’immédiat.
Ce qu'il faut faire maintenant
La réforme avance, le pilote fonctionne, et l’administration a clairement indiqué que le temps des reports est révolu. Si vous n’avez pas encore désigné votre plateforme agréée, c’est la première action à mener.
Parthena Consultant vous accompagne à chaque étape : choix de votre plateforme agréée (PA), tests dans le pilote, et formation de vos équipes dans la mise en œuvre et l’utilisation de vos solution de gestion avec la PA choisie. N’attendez pas septembre pour agir.


