Réforme de la facturation électronique : comment Lucca sécurise vos notes de frais
Un collaborateur règle sa note d’hôtel. Il a le bon justificatif, le bon montant, la bonne date. Mais il n’a pas communiqué la bonne adresse électronique au réceptionniste. Résultat : la facture n’arrive pas au bon endroit, la TVA n’est pas récupérable, et le risque de double paiement est réel. À partir du 1er septembre 2026, c’est ce qui attend toute entreprise qui n’a pas préparé ses équipes.
La réforme de la facturation électronique (RFE) s’invite dans les notes de frais, et beaucoup d’entreprises n’ont pas encore pris la mesure du changement : elles pensent outil, avant de penser processus. Voici comment Lucca Notes de Frais répond concrètement à cette transformation, et ce que vous devez décider maintenant.
La RFE change le geste du collaborateur, pas seulement le système comptable
Le principe est simple à énoncer, mais complexe à opérationnaliser. Dès qu’un frais professionnel génère une facture au nom de l’entreprise (hôtel, restaurant, carburant, etc.), cette facture doit circuler en format électronique via une plateforme agréée (PA). Ce n’est plus un justificatif papier que le collaborateur photographie. C’est le fournisseur qui envoie directement la facture à votre système.
Conséquence immédiate : le collaborateur doit, au moment du règlement, communiquer au fournisseur l’identifiant de votre plateforme agréée. Cet identifiant, l’adresse électronique au sens de la RFE, n’est pas une adresse e-mail. C’est un code construit à partir de votre SIREN, inscrit dans un annuaire national officiel (le Portail Public de Facturation – PPF). Un hôtelier qui ne dispose pas de cet identifiant ne peut pas envoyer la facture électronique au bon endroit.
Deux cas particuliers méritent une attention immédiate :
- Les frais de restaurant supérieurs à 150 € nécessiteront une facture électronique pour récupérer la TVA, dès le 1er septembre 2026, à condition que le restaurateur soit lui-même dans la première vague d’émission. Certains commerces n’y seront soumis qu’au 1er septembre 2027.
- Les reçus de péage remis par automate conservent leur valeur et permettent la déduction de TVA, même sans format électronique. En revanche, les abonnements de télépéage relèvent du e-invoicing.
Ces règles figurent dans les annexes de la réforme de décembre 2025. La rédaction n’est pas encore définitivement finalisée, ce qui justifie une veille active sur ce point.
Choisir la bonne architecture de plateformes agréées : la décision que vous ne pouvez pas reporter
Une entreprise peut désigner autant de plateformes agréées que nécessaire. C’est une liberté, mais parfois, une source de confusion. Trois architectures sont possibles :
- Hypothèse 1 : Une seule PA pour tout : émission et réception centralisées.
Simple à gérer, mais aveugle aux flux notes de frais qui se mélangent aux factures fournisseurs classiques. - Hypothèse 2 : Une PA pour l’émission, une pour la réception.
Organisation plus structurée, mais qui ne distingue pas les natures de dépenses en réception. - Hypothèse 3 : une PA dédiée aux notes de frais, une PA dédiée aux factures fournisseurs courantes.
Cette séparation permet de traiter chaque flux avec les bons outils, sans risque de confusion. Cette hypothèse est recommandée par Parthena Consultant
Dans cette troisième configuration, deux adresses électroniques distinctes sont créées. Par exemple : SIREN pour les factures classiques, SIREN_NDF pour les notes de frais. Cette distinction est visible dans l’annuaire national, mais elle n’est pas auto-explicative pour vos fournisseurs : c’est à vous de leur communiquer quel identifiant utiliser selon le contexte.
Pour les collaborateurs, Lucca résout ce problème avec pertinence : un QR code disponible directement dans l’application mobile, que le salarié présente au commerçant. Le fournisseur scanne, l’adresse est transmise automatiquement. Pas de recopie, pas d’erreur de saisie. Si le commerçant ne peut pas scanner, l’adresse s’affiche en clair pour un transfert manuel.
Lucca comme plateforme agréée : ce que ça change concrètement
Lucca est immatriculée définitivement en tant que plateforme agréée. Ce statut transforme le traitement des notes de frais de bout en bout.
L’enjeu central est le rapprochement. Quand une facture électronique arrive dans la PA Lucca, le système cherche automatiquement à l’associer à la bonne dépense et au bon collaborateur. Trois mécanismes s’activent selon les informations disponibles :
- Si le collaborateur a payé avec une carte Lucca, le PAN de la carte (Primary Account Number - numéro composé de 12 à 19 chiffres qui figure sur la carte) permet un rapprochement automatique avec le flux bancaire et la dépense. Cas le plus fiable.
- Si le matricule salarié figure dans la facture, transmis via le QR code, la facture est directement affectée à l’espace du collaborateur. Ce cas montera en puissance en 2027, à mesure que les éditeurs et fournisseurs s’adapteront.
- Si aucun identifiant n’est disponible, Lucca croise la date, le montant et le fournisseur pour trouver une dépense existante. En dernier recours, un gestionnaire affecte manuellement la facture depuis la boîte de réception dédiée.
La PA Lucca permet d’éviter un risque important : sans plateforme dédiée aux notes de frais, l’entreprise peut rembourser le collaborateur dans Lucca et payer la même facture reçue dans une autre PA. Ce double paiement est la conséquence logique d’une architecture mal pensée.
Les collaborateurs, eux, ne changent pas de méthode. Ils créent leurs dépenses comme aujourd’hui, avec ou sans justificatif préalable. La facture électronique arrive en arrière-plan et se rapproche automatiquement. Les champs issus de la facture (date, montants) deviennent non modifiables ; les informations complémentaires (analytique, commentaires, invités) restent éditables. Aucune migration n’est nécessaire, Lucca est une solution cloud, les évolutions sont déployées automatiquement.
Sur le processus d’inscription, l’enregistrement se fait en autonomie depuis l’instance client. Il nécessite le Kbis, une pièce d’identité, et un pouvoir accompagné des documents du représentant légal, si la personne ne l’est pas. Un mandat électronique est ensuite signé. Pour les entreprises multi-entités, l’inscription se fait entité par entité. Une préinscription est déjà disponible : elle ne constitue pas un engagement contractuel, mais permet d’être alerté en priorité à l’ouverture du module d’inscription définitif.
Le 1er septembre 2026 approche. La vraie question n’est pas de savoir si vous serez conformes, mais de savoir si vos collaborateurs sauront quoi faire face à un hôtelier qui leur demande « comment vous envoyez votre facture ? ». La réponse tient dans un QR code. Mais le QR code suppose d’avoir choisi votre architecture, inscrit votre PA, et formé vos équipes.
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